Certains disent que Kobe Bryant est un excellent joueur sur le plan individuel, d’autres diront qu’il est égoïste. On l’adore ou on le déteste. Une chose est sûre, il ne laisse personne indifférent. Quoiqu’il en soit, c’est un dunkeur hors du commun et c’est sur cet aspect que nous nous sommes penchés.
 
Entré dans la ligue en 1996 à l’âge de 18 ans, son premier gros fait d’armes fût sa victoire au concours de dunks du All-Star Game NBA à Cleveland en 1997. Mais ce n’est certainement pas ce couronnement de meilleur dunkeur de la ligue qui restera dans les mémoires. Car Kobe Bryant est bien plus un dunkeur en match.

Souvenez-vous. Bien que l’arrivée de Carter en NBA lui ait fait de l’ombre, c’est bien Kobe et non « Vinsanity » qui a remis le Moulin à vent et le 360° à la mode après les départs de Jordan et Wilkins.

C’est un fantastique smasheur et peu de joueurs dans l’histoire de la ligue peuvent se targuer d’avoir passer autant de figures de dunks que lui, pas même les Vince Carter, Jason Richardson ou autres Michael Jordan.
Tout y est passé. Des Tomahawks cataclysmiques aux envolées d’une rare élégance. Kobe, c’est des Moulins à vent, des 360° en contre-attaque ou en pénétration à une ou deux mains, des 180° de tout type, des Reverses en passant sous le cercle et des alley-oop incroyables.
 
Et si on parle de son élégance, on ne peut pas passer à côté du fait qu’il peut aussi être violent. Kobe Bryant a tout de même « postérisé » les plus grands intérieurs et pivots de la ligue. A son palmarès on peut citer Raef Lafrentz, Dirk Nowitzki, Arvydas Sabonis, David Robinson, Tim Duncan, Jason Williams, Detlef Schrempf, Kelvin Cato, Greg Ostertag, Vlade Divac, Calvin Booth, Darius Miles, Shawn Bradley, Todd Mc Cullough, Theo Rattlif, Victor Khryapa, ou encore Chris Andersen.
Certains de ses dunks sont même gravés à tout jamais dans les mémoires comme ceux sur Ben Wallace, Yao Ming, Radoslav Nesterovic et Dwight Howard.
Au-delà de cette féroce envie d’embarrasser le pivot adverse, Bryant a un « flair » fabuleux et a été capable de créer des dunks sur le moment. Son inspiration est une de ses armes les plus dévastatrices et il nous a fait rêver avec certains smashs d’une beauté inouïe.
Je pense surtout à ce dunk en playoffs face à San Antonio quand Kobe s’envole départ à deux mains, continue à une main comme pour commencer un Tomahawk, et finit en claquant la balle des deux mains. L’esthétisme atteint son paroxysme sur cette figure. Et comment ne pas faire référence au génial mouvement face à l’ancien joueur des Nuggets, l’inconnu Vincent Yarbrough dont la silhouette est connue grâce au génial numéro 8 mauve et or.
Cependant, le plus fantastique reste le caractère complet du joueur. « KB8 » est le dunkeur le plus sensationnel au point de vue de son jeu d’appuis. En rentrant dans le côté technique, on observe chez Bryant des appuis parfaits à deux pieds en appuis inversés qui sont ses appuis d’origine (les appuis inversés sont ceux des gauchers, c’est-à-dire en posant alternativement le pied gauche puis le droit), à deux pieds en appuis normaux, à un pied et même pied droit.
Le plus étonnant est de voir à quel point il maîtrise son pied droit. Car il faut savoir que la plupart du temps où il s’engage ligne de fond côté droit et qu’il dunke à un pied, il se sert de son pied droit, même pour les dunks les plus complexes comme les Reverses sous le cercle ou les dunks arrière à une ou deux mains.
Kobe Bryant représente pour nous Le dunkeur ultime.